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L'église Saint Sulpice est la plus vaste et la mieux décorée des églises
de style jésuite. Elle est le résultat d'un effort constant de plusieurs
curés, qui à partir de la seconde moitié du 17ème siècle ont tenté, avec
un certain succès, de renforcer la foi catholique de leurs paroissiens
dans l'esprit de la Contre-Réforme catholique.
Lorsqu'en 1642, l'abbé Olier, l'ami de St Vincent de Paul, prit
possession de la cure de Saint-Sulpice, la population de la paroisse
passait pour être la plus corrompue de Paris. "Vous nommer le faubourg
Saint Germain", écrivait-il, "c'est vous dire tous les monstres des
vices à dévorer à la fois". Il créa une congrégation qui modifia la vie
religieuse de la paroisse. Il lutta aussi contre les duels si fréquents
à l'époque.
En
1646, il entrepris de construire une nouvelle église dont Anne
d'Autriche, la femme de Louis XIII posa la première pierre. En 1678, le
sanctuaire, le transept et les bas côtés étaient achevés. Mais la
construction fut arrêtée, faute d'argent.
Elle ne fut reprise qu'en 1715 par l'abbé Languet. Celui-ci n'avait que
cent écus pour construire enfin la façade. Il les employa à acheter des
pierres qu'il déposa tout autour de l'église pour faire appel à la
générosité publique. Son appel fut entendu. L'église fut achevée en
1733.
La
façade est composée de deux vastes portiques à l'antique, un de style
dorique et l'autre de style corinthien, surmontés d'un vaste fronton
triangulaire entre deux tours.
En
1777, la tour nord fut reprise par l'architecte Chalgrin. La Révolution
empêcha que l'on modifie la tour sud. Depuis la tour sud est restée
moins haute que la tour nord.
Plusieurs événements historiques ont eu lieu dans l'église. C'est ici
par exemple que Victor Hugo a épousé Adèle Fouché.
Sur
la place de l'église, se dresse la fontaine dite des 4 Evêques:
Massillon, Fléchier, Fénelon et Bossuet. C'est une heureuse création de
l'architecte Visconti.
Dans l'ensemble, l'église St Sulpice domine un quartier beaucoup plus
tranquille qu'à l'arrivée de notre bon Jean-Jacques Olier, abbé de
Pibrac. En tout cas plus calme que le quartier St Germain.
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The Saint Sulpice
church is the vastest and best
decorated Jesuite style church . It is the
result of a constant effort from several
priests, starting during the
second half of the 17th century, and
with certain success, to reinforce the catholic faith
to their parishioners in the spirit of the
catholic Counter-Reformation.
When in 1642, the abbot Olier, the friend of St Vincent
of Paul, took possession of the cure of Saint-Sulpice, the population of
the parish passed to bethe most corrompted
of Paris. "To name you
the German Holy Germain (Saint Germain) suburb
is," he wrote "to destroy all
the monsters of vices at the same time".
He created a congregation which modified the
religious life of the parish. He also fought
against the so frequent duels.
In 1646, he undertaken to
build a new church where Anne of Austria, wife
of Louis XIII, posed the first stone. In 1678,
the sanctuary, the transept and the low sides were completed. But
construction was stopped, for lack of money.
It was taken again only in 1715 by the Languet abbot.
This one had only hundred ecus to finally build the frontage.
He employed them to buy stones which he
deposited all around the church to call upon public generosity. His
call was heard. The church was completed in 1733.
The frontage is made up of two vast antiquegantries,
one of doric style and the other of style corinthien, overcome of a vast
triangular pediment between two towers.
In 1777, the northern tower was taken again by
architect Chalgrin . The Revolution empeached modification of the
southern tower. Since the southern tower remained less high than the
northern tower.
Several historical events took place in the church. It
is here for example where Victor Hugo married
Adèle Fouché.
On the place of the church, draws up the fountain known
as of the 4 Bishops: Massillon, Fléchier,
Fénelon and Bossuet. It is a happy creation of architect
Visconti .
As a whole, the church St Sulpice dominates a district
much quieter than during the arrival of our good
Jean-Jacques Olier, abbot of Pibrac. In any case more calms that the
district of Saint Germain..
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