Ballade à Paris
Liste des poèmes
Beaubourg
La manufacture des Gobelins
La chapelle expiatoire
La conciergerie
La concorde
La place de la Bastille
La sainte chapelle
La Sorbonne
La tour Eiffel
La tour saint Jacques
L’arc de triomphe de l’Etoile
Le Louvre
Le Luxembourg
Le palais de l’Elysée
Le panthéon
Le père Lachaise
Le sacré cœur
Les invalides
Les ponts de Paris
L’hôtel de Cluny
L’hôtel de ville
Notre Dame de Paris
L'opéra Garnier
Place Vendôme
Place des Vosges
Beaubourg
Le ventre de Paris déchire ses entrailles,
Montrant le savoir apparent des murailles.
Fortement contesté lors de sa création,
Il suscite aujourd’hui très grande admiration.
La suppression des halles inquiéta le quartier
De peur de disparaître sous un affreux chantier.
Les buses d’aération émergent du béton,
Peintes de couleur vive, en rouge vermillon.
Le combat acharné des intellectuels
Fut bien récompensé, d’un centre culturel.
Accueillant chaque jour des styles artistiques
Il redonne à la place un aspect folklorique.
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Voir Beaubourg
La manufacture des Gobelins
Jean Gobelins dressa sa petite industrie
Dans le fond d’un local, une teinturerie.
L’usine sans attrait pour tous les héritiers
Trouva un intérêt auprès de tapissiers.
Deux artistes flamands munis de leur savoir
Sont reçus à la cour par Henri de Navarre.
Son petit-fils Louis unit les filatures,
Pour fonder à Paris une manufacture.
Colbert choisit Le Brun comme administrateur
Dont l’ordre est de flatter la royale grandeur.
Les peintres renommés, les meilleurs ébénistes
Ont créé le décor du monarque égoïste.
Mais pendant la commune, avec ses émeutiers,
Un incendie brûla en partie les métiers.
L’atelier fut sauvé et les lisses guéries
Par la réputation des ses tapisseries.
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La chapelle expiatoire
Pour expier les crimes de la révolution,
Des fusillés suisses aux décapitations,
Louis XVIII commanda par amour fraternel
Sur un cimetière cette émouvante stèle.
Un îlot de verdure, inondé de sang bleu
Efface la terreur de ces instants furieux,
Avec une chapelle édifiée par Fontaine,
Commémorant la mort du roi et de la reine.
Mais les époux royaux portés à Saint Denis
A travers deux marbres sont demeurés ici.
Et outre l’intérêt de son architecture,
Il reste les tombes d’autres grandes figures.
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La conciergerie
Le royaume en lambeau des rois carolingiens
Attira en son sein tous les loups et les chiens.
Pourtant Hugues Capet, intelligent et sage
Parvint à rassembler sur lui tous les suffrages.
L’île de la cité devint la capitale
Siège des capétiens dans le palais royal.
C’est un château glacial sur le bord de la Seine
Qui fut le théâtre des plus tragiques scènes.
Les rois se succèdent dans les salles obscures
Faisant évoluer très peu l’architecture.
Les tours se multiplient, Bonbec, Montgomery
Puis Philippe le bel crée la conciergerie.
Les émeutes menées par le prévôt Marcel
Eloignent Charles V de son sinistre hôtel,
Reconverti bientôt en palais judiciaire,
Où seront instruites les plus grandes affaires.
Prisons et tribunaux pénètrent dans les murs
Semant une terreur aux nobles en pâture.
Fouquier Tinville envoie charrette à l’échafaud,
Pour avoir décelé le plus petit défaut.
Par trois fois les flammes ravagent l’édifice
Et toujours reconstruit pour loger la justice.
Reste le souvenir d’illustres prisonniers
De Marie-Antoinette au poète Chénier.
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La concorde
Les plus belles avenues au célèbre renom
Concordent en cette place qui porte bien son nom.
Cette immense esplanade à l’ouest de la ville
Connut en deux cents ans, un passé versatile.
Conçue par Gabriel, la place octogonale,
Ornée de huit statues des villes principales
Suscita l’engouement chez un large public
Avant que n’interviennent des heures plus tragiques.
Le bronze de Louis Quinze, œuvre de Bouchardon,
Se vit substitué à la révolution,
Par une guillotine, instrument de terreur
Qui fit régner un an, une terrible peur.
La raison revenue, la place sanguinaire
Retrouva sa beauté mais sans marche arrière.
Offert par l’Egypte et livré avec peine,
C’est un obélisque qui trône sur la scène.
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Voir la Concorde
La place de la Bastille
Bâtie par Charles cinq pour défendre Paris,
La Bastille accueillit de célèbres repris,
Punis pour leur verve Beaumarchais et Voltaire
Ou pour leur naissance tel le masque de fer.
La place résonne surtout du souvenir
D’une foule furieuse venue anéantir,
La prison forteresse, poussée par la colère
Des lettres de cachet, symbole d’arbitraire.
Entièrement rasée par la révolution,
Il ne reste aujourd’hui, marquant les fondations
Qu’une ligne ondulée qui sillonne le sol,
Foulé par le peuple dansant la carmagnole.
La colonne brandit au centre de la place
Commémore l’ardeur de la lutte des classes,
Pour une égalité conquise dans le sang,
Suite aux trois glorieuses et la mort d’innocents.
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Voir la Bastille
La sainte chapelle
Pour mettre à l’abri, son achat de Venise,
Le dévouement total de Saint Louis pour l’église
L’incita à bâtir un monument vitrine
Où il y exposa la couronne d’épine.
Ce sont deux chapelles distinctes par la taille
Et pourtant semblables par de nombreux détails,
Que pierre de Montreuil acheva en deux ans,
Dans une conception gothique flamboyant.
L’ inférieure chapelle au faible dimension,
Par ses puissants piliers sert pour les fondations.
Le décor des trois nefs aux bas côtés réduits
Donne un bel exemple de la polychromie.
Privilégiant le verre éclatant de lumière,
Chaque filtre teinté de ces quinze verrières
Apporte dans la nef une obscure clarté
Fournit par les faisceaux de grande intensité.
Les plus beaux passages présents dans l’évangile
Se trouvent ciselés sur ces parois fragiles,
Qui nécessitèrent des renforts métalliques
Afin de préserver la précieuse relique.
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La Sorbonne
Les barbares usés par des luttes mortelles
Acceptent Jésus Christ comme dieu éternel,
S’ils conservent toujours les droits de leurs conquêtes.
L’église magnanime accorde la requête.
Ces peuples différents, à présent réunis,
Se doivent d’étudier pour vivre en harmonie.
Confesseur de Saint Louis, le chanoine Sorbon
Fondit une école qui gravera son nom.
Dans une ruelle sordide et périlleuse
Se construisent les murs d’une école religieuse,
Ouverte à tout le monde, riche et démunis,
Qui y apprennent l’art et la théologie.
Dressée par Lemercier, l’église de la Sorbonne,
D’architecture antique, en fronton et colonnes,
Accueille Richelieu dans son précieux tombeau,
Mais bientôt éclipsé par l’œuvre de Soufflot.
Son aura culturelle demeura sans égale
Grâce aux efforts menés par le grand cardinal.
En maintes occasions l’histoire de la France
S’est retrouvée liée à sa grande influence.
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La tour Eiffel
L’acier se développe grâce au chemin de fer
Qui trouve des vertus dans cette nouvelle matière.
Facile à assembler, sa grande résistance
En font un matériau aux vastes compétences.
Son seul inconvénient était sa densité
Utile aux blindages, domaine limité.
Pour montrer l’étendue de cet alliage ferreux,
Un ingénieur lança un défi prodigieux.
Trois années de calculs pour établir les plans,
Maîtriser les dangers et séduire les passants,
Avant que les travaux n’éveillent la capitale
Au rythme des rivets perforant le métal.
Marqué du souvenir de la révolution,
Le champ de mars accueille pour une exposition
La grande demoiselle, sur son large terrain
Autrefois militaire, transformé en jardin.
Scellés dans le béton, quatre puissants piliers
Soutiennent l’ossature de quinze mille pièces d’acier.
De taille exponentielle, les trois uniques étages
Emportent le sommet au milieu des nuages.
La mort fut programmée pour la tour métallique
Qui ne dut sa survie qu’à des raisons techniques.
L’aiguille du chapiteau s’allonge d’une antenne
Et devient symbole de la télé hertzienne.
Le jour c’est tout Paris visible d’un regard,
La nuit c’est un flambeau qui brille dans le noir.
Monument phare français à l’allure irréelle,
Donna sa renommée à l’ingénieur Eiffel.
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Voir
la Tour Eiffel
Tour Eiffel en Rouge
La tour saint Jacques
Vestige religieux préservé de la haine
Que la révolution déversait dans les vaines.
Ce point de ralliement pour les pèlerinages
Direction Compostelle, attira le carnage.
Si l’église est rasée, la tour invulnérable
Domine la place de son style admirable.
L’architecture gothique en son ère tardive,
Défend la sculpture plutôt que les ogives.
Couverte de statues, des idoles bibliques,
Le monument devint une tour scientifique.
Pascal y poursuivit ses travaux d’atmosphère
Et Paris y mesure la pollution de l’air.
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L’arc de triomphe de l’Etoile
L’ardente admiration pour l’empire romain,
Incita Bonaparte à suivre ce chemin.
Son invincible armée offrit au général,
En une décennie un domaine impérial.
Afin de célébrer ses nombreuses victoires
Et le peuple honorer ses fidèles grognards,
Napoléon décide, à l’image romaine,
D’élever une arche dans les rues parisiennes.
La place de l’Etoile superbe et étendue,
Rayonnante en tous sens de ses douze avenues
Etait le lieu rêvé d’une telle entreprise,
Un arc monumental orné de plusieurs frises.
L’architecte Chalgrin, désigné par ses pairs,
S’empressa de poser une première pierre.
La fin de l’empire priva dans son sillage,
Les concepteurs vaincus, d’achever leur ouvrage.
Une décennie plus tard, sous le roi Charles Dix,
Les travaux reprirent achevant l’édifice.
Mais c’est au lendemain des glorieuses barricades.
Que fut élaboré le décor des façades.
Chacune des fresques de nos plus grands sculpteurs
Rappellent l’épopée du puissant empereur,
Avec pour exception le départ des volontaires,
Taillé par François Rude est la plus populaire.
Le char funéraire rapportant l’aigle mort,
En passant sous la voûte, consacra les efforts.
Depuis le monument est un brûlant rappel
Aux soldats disparus pour la paix éternelle.
La place baptisée Charles De Gaulle Etoile
Accueille la mémoire d’un ultime général.
Devenu symbole d’une France gagnante,
A chaque exploit défile une liesse triomphante.
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Voir l'Arc de Triomphe
Le Louvre
Pour défendre Paris face aux assauts anglais,
Comment s’imaginer que ce si beau palais
Fût un fort féodal bâtit par la couronne
Ce qui lui vaut son nom d’une traduction saxonne.
Le Louvre resplendit en plein cœur de la ville,
Lorsque pierre Lescot, conformément au style
Ramené d’Italie par le roi bâtisseur
Transforma l’ancien fort en nouvelle splendeur.
Les plus grands artisans ont œuvré tour à tour
Pour magnifier sans cesse le logis de la cour.
Comme tous les châteaux construits en île de France,
Versailles l’enfonça cent ans dans l’ignorance.
A la révolution, l’habitation royale
Devint par rédemption un musée national,
Ouvert aux citoyens, des milliers d’objets d’art
Venus du monde entier pour conter leur histoire.
Sous l’administration de Lefuel et Fontaine,
Napoléon désire que les travaux reprennent.
Il en agrandira encor la collection,
Grâce aux butins de guerre de ses expéditions.
Chaque civilisation détient sa galerie
Exposant les vestiges de valeur infinie.
Mitterrand fit dresser la pyramide en verre
En l’honneur de l’Egypte et ses stèles funéraires.
Les peintres incompris aux talents novateurs
Sont enfin reconnus à leur juste valeur.
Mais c’est pour un sourire, que le public abonde,
L’œuvre de léonard, radieuse Joconde.
(retour)
Voir le Louvre
Le Luxembourg
Quand Ravaillac priva la France de son roi,
Marie de Médicis voulut changer de toit.
Chagrine et nostalgique de son pays d’enfance,
Elle bâtit un palais dans l’esprit de Florence.
Salomon de Brosse fut chargé de l’ouvrage.
Un grand quadrilatère construit sur deux étages,
Rappelant le Pitti si cher au Médicis
Pour consoler la veuve par ce petit caprice.
Si les murs extérieurs restèrent inchangés,
L’intérieur a souvent été déménagé.
Chacun des régimes modifia l’apparence,
Adaptant la demeure suivant les circonstances.
Ainsi la galerie et les deux pavillons
Devinrent une prison à la révolution.
Avant que le sénat ne prenne le pouvoir
Légiférant la France depuis ce territoire.
Agrandi par Gisors pour la chambre des pairs
Qui dissout le sénat l’espace d’un éclair.
Car la république refut vite instaurée
Et le réinstalla dans sa chambre dorée.
Les paisibles jardins sont parvenus intacts
Alors que le pays vivait ses plus grands actes.
Aujourd’hui, il accueille près du quartier latin,
Des étudiants instruits, maîtres de leur destin.
(retour)
Le palais de l’Elysée
Paris est une mine de précieux monuments.
Certains pour leur histoire, d’autres leurs ornements.
Quelques-uns uns cependant cumulent les mérites
Et entre dans l’écrin des plus ravissants sites.
Destiné à loger le jeune comte d’Evreux,
Claude Mollet sculpta un hôtel luxueux
Changeant les pâturages tel un grand lapidaire
Répondant au prestige de son propriétaire.
Conçu pour accueillir de grandes réceptions,
L’hôtel de l’Elysée brille dans sa conception,
Des salons scintillants sertis sur une cour
Nous masquent les communs aux éclats bien plus sourd.
C’est un bijou taillé par trois siècles d’histoire
Dont chaque homme d’état imprègne la mémoire,
Depuis Louis le Quinzième et l’ère monarchique
Au président Chirac avec la république.
(retour)
Le panthéon
Louis quinze alité par un mal si tenace
Qu’il promit d’honorer la mémoire pugnace
De sainte Geneviève, gardienne de Paris,
S’il guérissait un jour de cette maladie.
Quand Louis le bien-aimé retrouva sa jeunesse,
Il assigna Soufflot pour tenir sa promesse.
L’architecte traça dans sa passion antique
Un si grand monument qu’il en laissa sceptique.
Une forêt de piliers supporte la coupole,
Qui coiffe une croix grecque imitant l’acropole.
Faute à un sol instable et par manque d’argent,
Soufflot ne pourra pas finir de son vivant.
Rondelet achève l’ouvrage de son maître,
Lorsque les Parisiens embrasent le salpêtre.
L’édifice religieux devient un lieu laïque,
Saluant l’audace des français héroïques.
Dans ce sanctuaire, pénètre notre élite
Qui par sa volonté a prouvé ses mérites.
Hugo, Moulin, Curie, trois domaines distincts,
Et pour chacun d’entre eux un immense destin.
(retour)
Voir le Panthéon
Le père Lachaise
Sur une colline qui surplombe l’enceinte,
Les jésuites sauvèrent les ruines, de leurs empreintes.
Mais la ville agrandit, rachète tour à tour,
Les quartiers bucoliques pour gonfler les faubourgs.
Si l’homme n’a pas devoir de dormir dans un lit,
Son corps inanimé doit être enseveli.
Napoléon conscient des risques d’infection,
Un nouveau cimetière fait son apparition.
Alors que les jardins sont à la symétrie,
Un grand parc à l’anglaise agrémente Paris.
Loin des airs lugubres de tombes alignées,
La verdure envahit les stèles disséminées.
Ouvert à tous les cultes et même aux païens,
Il voit parmi ses hôtes, Molière le comédien,
Privé de funérailles par la cruelle église.
La république après confondra la méprise.
Rebaptisé du nom du confesseur royal,
Le père Lachaise est un vaste mémorial,
Du mur des fédérés victimes de la violence
A celui des grands Hommes qui ont forgé la France.
(retour)
Voir le Père Lachaise
Le sacré cœur
Du haut d’une butte, en plein milieu des vignes,
S’élève un monument à la blancheur du cygne,
Scintillant dans le ciel de la ville lumière,
Par l’électricité ou les rayons solaires.
Meurtrie par les Prussiens, la France catholique,
Guérit de ses tourments dans une basilique.
Tout le pays répond à une souscription
Qui donne à Abadie un projet d’expression.
L’architecte adopta le style byzantin
Pour dresser les dômes visibles du lointain.
On retrouve ce thème ancré à l’intérieur
Dans les mosaïques d’une extrême splendeur.
Une cloche record au fond du campanile,
Nommée la Savoyarde éclate sur la ville
Enfermée en retrait dans un coffre d’albâtre
Qui offre une vision sur le quartier Montmartre.
(retour)
Voir le Sacré Coeur
Les invalides
Grandeur et décadence, richesse et pauvreté
Cohabitent à Paris dans la duplicité.
Les soldats mutilés attirent plus le dégoût
Réduits comme mendiants à joncher les égouts.
Un don humanitaire offert par Louis le Grand,
Confie la création à Libéral Bruant,
D’un ensemble d’accueil pour loger la souffrance
Et rendre à ces hommes une dernière espérance.
Le corps monumental fait un quadrilatère,
Qui cerne l’esplanade à l’aspect militaire.
La façade de l’hôtel perforée de fenêtres,
Quatre files s’étendent sur près de deux cents mètres.
Le projet de Mansart, de trois nefs solennelles
Est bâtit dans la cour adossée à l’hôtel.
Avec Rouget de Lisle, l’église Saint Louis abrite
De nombreux maréchaux enterrés dans la crypte.
Sous la coupole dorée, du grand dôme impérial,
Se trouve le tombeau du stratège génial.
La chapelle est dédiée aux conquêtes infinies,
Où l’aiglon et son père sont enfin réunis.
Tout le vocabulaire de l’architecture d’art
Transparaît dans l’œuvre de jules Hardouin Mansart.
L’esprit des grands héros est ici ranimé
Dans ce lieu transformé en musée de l’armée.
(retour)
Voir les Invalides
Les ponts de Paris
Si Paris s’est hissée au rang de capitale,
Elle doit sa puissance au commerce fluvial.
Mais le cours séquanais, facile à naviguer
Nécessite des ponts en l’absence de gué.
Reliant la pointe de la cité berceau,
Henri III commanda une arche à du Cerceau.
Mais c’est Henri IV qui acheva l’ouvrage,
Ornant le nouveau pont d’un bronze à son image.
Victorieuse à Alma la France et l’Angleterre
Baptisent à Paris une voûte de fer
Qui enjambe la Seine, flanquée d’une statue
D’un zouave colossal indicateur des crues.
Depuis Gustave Eiffel l’acier prend son essor.
Pour accueillir le tsar et signer les accords,
La France a dentelé une arche métallique,
Ornée d’allégories hautement symboliques.
Synonyme d’union en dépits des courants,
Rapprochant des milieux parfois très différents,
Ces guirlandes fleuries, clamées par les poètes,
Chevauchent la rivière où elles se reflètent.
(retour)
Voir Paris et la Seine
L’hôtel de Cluny
Au XIII ème siècle, dans les grandes cités,
Se sont multipliées les universités.
Les collèges menés par des ecclésiastiques
S’installent à Paris dans le quartier antique.
Les abbés bourguignons étendent leur aura
Dans la capitale sur ce qui deviendra
Grâce à la volonté de Robert de Sorbon,
Un lieu d’enseignement pour riche et vagabond.
Près des thermes romains de l’ancienne Lutèce,
Les moines sont logés dans l’extrême étroitesse.
Jacques d’Amboise élève un palais flamboyant
Conforme à la vision d’un Cluny rayonnant.
Isolé par un mur du fracas citadin,
L’édifice est dressé entre cour et jardin.
Une tour d’escalier dessert les deux étages,
Convertis en musée, voué au moyen-âge.
Le logis abbatial acquis par Sommerard
Devient la vitrine de sa collection d’art.
Le fortuné mécène adapte son hôtel
Respectant les salles ainsi que la chapelle.
Fleurissant la rotonde avec magnificence,
La dame à la licorne évoque les cinq sens.
L’animal fabuleux riche en allégorie
S’évade dans le parc hors des tapisseries.
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L’hôtel de ville
Lorsque Saint Louis fonde l’ordre municipal,
Un pouvoir parallèle étreint la capitale.
Parmi les échevins élus par les bourgeois,
Le prévôt des marchands en est nommé la voix.
Le sceau des commerçants devient les armoiries
Où fluctue un bateau sur les eaux de Paris.
La maison aux piliers, transformée en hôtel,
Accueille la mairie pour Etienne Marcel.
Et la place de grève offre une agitation
Entre la pauvreté et les exécutions,
Propice à une émeute, entraînée aussitôt
Vers la conciergerie par le puissant prévôt.
A la Renaissance, s’apaise le cyclone
Et François édifie sur les plans de Cortone,
Un palais dans l’esprit trouvé en Lombardie.
Mais sa beauté sera la proie d’un incendie.
Un nouveau cataclysme éclate après Sedan.
La commune insurgée jaillit tel un volcan.
Deperthes et Ballu retrouvent l’ancien style,
Pour rendre à tout Paris, son bel hôtel de ville.
(retour)
Voir l'Hotel de Ville
Notre Dame de Paris
Quand les derniers espoirs se noient dans la douleur,
C’est vers dieu tout puissant que l’on livre son cœur.
Pour amplifier la voix d’une si lointaine oreille,
L’homme éleva des voûtes à nulle autre pareille.
Les périodes de paix, plus courtes que les guerres,
Apportent dans la ville une grande misère.
Et le peuple accablé trouve du réconfort,
Dans une religion qui joue avec leur sort.
Pour mener son troupeau au pas du paradis,
Maurice de Sully, évêque de Paris,
Sur l’île originelle, fonda sa cathédrale
Suffisante à loger toute la capitale.
Grâce aux dons artistiques transmis de père en fils
Fut mené à son terme un si grand édifice,
Au quel il a fallu un siècle de travail,
Pour l’incruster de verre et sculpter les portails.
La façade est ornée, riche d’œuvres allégoriques,
Où chaque pierre expose un aspect symbolique,
Vingt huit rois d’Israël sur les murs alignés,
Au dessus fleurissent des vitraux géminés.
Kilomètre zéro des routes parisiennes,
Le parvis rayonne vers les villes lointaines.
Du haut des arcs boutant, la stryge dominante
Préside les gargouilles aux faces inquiétantes.
Par les deux rosaces de tailles spectaculaires,
De la nef à l’abside, pénètre la lumière
Tamisant les ogives d’inspiration gothique
Sous lesquelles se distingue un musée d’art mystique.
Ces richesses cléricales, provocantes et injustes
Subirent la colère dirigée par Saint-Just.
Grâce à Viollet-le-Duc, les outrages passés
Redonnent à Notre-Dame sa splendeur effacée.
(retour)
Voir Notre Dame
L'opéra Garnier
Le peuple parisien sous le second empire,
En pleine insouciance, souhaite se divertir.
Le plus grand théâtre jamais construit en France,
Sous Napoléon III naît dans l'exubérance.
Dans le plus pur style prescrit par l'empereur,
Riche en décoration et de vives couleurs,
Charles Garnier élève une façade éclectique
Consacrée aux muses de l'opéra lyrique.
Le régime humilié, par la Prusse à Sedan,
Menaça l'édifice de demeurer en plan.
Mais la république, proclamée à Paris,
Poursuivit les travaux avec le même esprit.
La danse de Carpeaux qui orne la façade
Fut d'abord contestée par des esprits maussades.
Ils blâmaient la statue de par sa nudité,
Aujourd'hui admirée pour sa légèreté.
Enrichi de splendeur, continuellement,
L'intérieur suscite le total engouement,
Autant pour l'harmonie des plafonds de Chagall,
Que pour ses spectacles au génie musical.
(retour)
Voir l'Opéra
Place Vendôme
Paris est appauvri par sa riche noblesse
Qui jouit de ses biens en parfaite allégresse.
Pour stopper les risques de ruine économique,
Louis XIV amorce de grands travaux publics.
Rasant l’hôtel Vendôme, à des fins commerciales,
Mansart traça les plans de la place idéale.
Mais d’autres ambitions travaillent le monarque
Soucieux de déposer dans le monde sa marque.
Très vite le chantier s’averra un fiasco
Mais l’agioteur John Law acheva les travaux.
Le luxe s’installa dans les façades vides
Transformées en palais à un rythme rapide.
A la révolution, c’est un vent de panique
Qui souffla les têtes sur la place des piques,
Où la république, proclamée par Danton
Brisa le roi soleil, statue de Girardon.
L’impériale colonne est fondue dans l’airain
Des canons d’Austerlitz saisis aux autrichiens.
Joailliers et banquiers reconquièrent la place,
Bientôt parachevée d’un somptueux palace.
(retour)
Voir Place Vendôme
Place des Vosges
Porté en toute hâte à l’hôtel des Tournelles,
Henri II y périt d’une chute mortelle.
Catherine choisit, pour effacer la trace
De raser le palais pour en faire une place.
Trente six pavillons sont venus ceinturer
Avec Henri IV l’esplanade carrée.
Androuet du Cerceau éleva les arcades
De brique et de pierre matériaux de façades.
La place royale suscita à Corneille
De baptiser sa pièce du nom de la merveille.
Avec le roi soleil, s’éteint son heure de gloire
Et la révolution en fit un lieu de foire.
On convertit le nom de la place royale
Saluant les Vosges, pour son ardeur fiscale.
Les demeures classées retrouvent leur ego
Quand vient y habiter Monsieur Victor Hugo.
(retour)
Voir Place des Vosges
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